Le jour et la nuit

2 Oct

Grosse semaine « pop orchestrale »  à Montréal alors que les Trois Accords se produisaient avec l’Orchestre symphonique de Montréal à la Maison symphonique mardi et mercredi, tandis que Misteur Valaire se joignait à l’Orchestre Métropolitain jeudi, à l’église Saint-Jean-Baptiste.

Disons le tout de suite, je m’attendais à quelque chose d’assez peu élaboré du côté de l’OSM, la simplicité (d’esprit) volontaire des Trois Accords, que j’aime beaucoup, ayant nivelé toute attente; je croyais par contre que Yannick Nézet-Séguin relevait un défi de taille en s’attaquant au nu-jazz électro-machin de MV. J’avais tout faux…

Les Trois Accords, en plein délire institutionnel. (photo fournie par l'OSM)

Les Trois Accords, en plein délire institutionnel. (photo fournie par l’OSM)

J’ai déjà fait part dans un petit message sur Facebook de mon enthousiasme pour la concert des Trois Accords, rempli d’orchestrations magnifiques que dirigeait avec panache leur auteur, Simon Leclerc. On a ri de bon cœur des chanteurs Patrick Mallette (baryton) et Roseline Lambert (soprano), qui nous interprétaient en allemand ou en italien des bijoux littéraires comme Hawaïenne ou Saskatchewan, et le Trois Accords (qui sont quatre) n’avaient qu’à être eux-mêmes pour élever encore d’un cran le plaisir avec lequel on recevait chaque nouvelle chanson – j’ai même versé une véritable larme de bonheur. Le seul fait qu’ils aient choisi de ne pas participer à la première partie du concert (prétextant avoir toujours rêver d’assister à l’un de leurs propres concerts…) était vraiment une belle idée. On ne s’est pas emmerdé une seule seconde.

Patrick Mallette, dans son corps de jeune fille.

Patrick Mallette, dans son corps de jeune fille. (photo fournie par l’OSM)

Ce fut une toute autre partie jeudi soir, à l’église. D’abord, un banc d’église, ça dispose un homme, comme disait l’autre, sans compter la chaleur humide et croissante du lieu, bien rempli d’un public enthousiaste. Mais en plus, on ne peut pas dire que c’était une grande idée que de vouloir jouer une musique souvent basée sur des rythmes bien soutenus dans un tel vaisseau… On ne peut même pas critiquer le travail d’Olivier Hébert, l’orchestrateur, tellement on peinait à en distinguer les contours… Toute velléité de groove était étouffée dans l’œuf et la moitié des pièces sonnait comme une suite de requiems finlandais. Et puis, je ne comprendrai sans doute jamais ce que les orchestres symphoniques ont (généralement parlant) contre le progrès… Une inimitié bien sélective pourtant, parce que la forêt de micros qui servait à enregistrer le concert ne datait pas de l’époque de Marconi, alors pourquoi ne pas mettre quelques sous de plus pour diffuser adéquatement le son de la batterie, par exemple? Parce que, l’air de rien, une bonne prise de son, ça peut faire des miracles sur une batterie qui sonne comme de la merde. Et puis, tant qu’à y ‘être, pourquoi ne pas donner un vrai micro, diffusé par un vrai système de son, au… chanteur! Quand Luis Clavis m’a dit, pour une entrevue parue avant le concert, que l’on allait utiliser « le micro du curé », j’ai cru à de l’humour, mais non! C’était vrai! Une sono de salle paroissiale!!! Bref, une bonne idée, sans doute, mais qui a été plombée par trop de points négatifs. Dommage.

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